Amis de l'artiste Joëlle Ginoux-Duvivier

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Articles de presse

 

 

Haïku publiés ou remarqués :

 

 

 

 

Gong, revue du haïku francophone n° 58 - janvier 2018

 

chaussons de bébé

toujours neufs

elle observe son ventre vide

 

nouveau décès

dans mon carnet d'adresses

tant de noms biffés

 

cafétéria

face à face un vieux couple

mange du silence

 

NHK Master World novembre 2017

 

Old cemetery

the wind lingers

in the paths

 

NHK Master World octobre 2017

 

In the migrant's pocket

a flower of his native country

the boat goes away

 

NHK Master World août 2017

 

Grandpa tells his story

so many blue paths

on his hands

 

NHK Master World mai 2017

 

Hut of childhood

alone the wind

still sings to it

 

Concours AFH 2016 thème herbes et feuilles

 

1er prix

 

Un muguet séché

entre les lettres d’amour -

son printemps si loin

 

3ème prix

 

Encore un matin

où je te cherche partout -

cette feuille morte

 

Ploc ! La revue du haïku, n° 58 Mars 2015

 

Le grand-duc ulule -

derrière un rideau de branches

une lune bleue

 

Un carabe en marche

les trilles du rossignol

s’élèvent légères

 

Ploc ! La revue du haïku, n° 59, juin 2015

 

Les pervenches en fleurs

tapissent le sous-bois -

le ciel à l’envers

 

Des pétales d’or

illuminent l’herbe -

forsythia éteint

 

Ploc, la revue du haïku n° 61, octobre 2015

 

Des reflets d’argent

zèbrent le lac engourdi -

la lune en morceaux

 

Averse soudaine

sur la lettre abandonnée

l’encre se dilue

 

Ploc, la revue du haïku n° 62, janvier 2016

 

Matin enneigé -

je saupoudre la tarte

de sucre glace

 

Grand soleil -

le bonhomme de neige

maigrit à vue d’oeil

 

Ploc, la revue du haïku n° 64, avril 2016

 

Banc public –

un vieillard regarde

le temps passer

 

Réveil matin –

le chat s'étire en bâillant

et se recouche

 

Ploc, la revue du haîku n°67 janvier 2017

 

Fenêtres ouvertes ̶

j’écoute chanter la pluie

sur les feuilles tendres

 

Des reflets d’argent

zèbrent le lac engourdi

la lune en morceaux

 

Ploc, la revue du haïku n° 68, avril 2017

 

Qu'importe la grandeur

dans l'œil du souriceau

 le ciel se reflète aussi

 

Ploc, la revue du haïku n° 71, novembre 2017

 

chute d'une feuille

dans les bruits du matin

j'écoute son silence

 

si vaste le ciel

la guêpe prisonnière

se cogne sur la vitre

 

déménagement

la trace des cadres

sur les murs vides -

Herbier Haïku, Graines de vent, octobre 2017

 

Caressant ma bouche ~

sur ses doigts calleux je hume

l’arôme du foin

 

Senteur d’herbes sèches ~

sur le toit un chat essaie

d’attraper la Lune

 

Soleil de plomb-

le parfum des farigoules

barde la garrigue 

 

Les pervenches en fleurs

tapissent en bleu le sous-bois ~

le ciel à l’envers

 

La nuit fleure bon

tant de souvenirs d’enfance -

les blés sous la lune

 

De la casserole

s'échappe un fumet champêtre

le poulet au foin

 

Il pleut sur la plaine -

le parfum si singulier

des fleurs de colza

 

Coriandre périmée

un parfum de poussière

me monte aux narines

 

Pluie de pétales-

des taches de rousseur

tapissent mes joues

 

Sieste bucolique -

les murmures du ruisseau glissent

dans les roseaux

 

dans la main du migrant

un jasmin du pays natal

le bateau s'éloigne

 

PRIX IAFOR VLADIMIR DEVIDE HAIKU 2016

 

L’heure des visites ~

la vieille dans son fauteuil

n’attend plus personne

 

Time of visits ~

the old lady in her armchair

waits for nobody

 

Graines de vent Microcosmes décembre 2015 :

 

Jour de canicule -

une goutte de sueur

glisse dans mon cou

 

Grand vent sur la digue -

des grains de sable sournois

irritent mes yeux

 

Premier barbecue -

dans le fumet des grillades

un soupçon de thym

 

Fin de pique-nique -

entre deux boutons d’or roule

un pépin de pomme

 

Une fourmi court

sur le sol de la cuisine -

le grand pied d’un homme

 

Allongée dans l’herbe

elle dort tout contre moi -

sur sa joue un cil

 

Au fond de la cour

une feuille rescapée -

les fourmis s’activent

 

Graines de Vent n° 1- Arbres - Printemps 2015

 

Sous un ciel plombé

le chêne sommeille encore

premiers perce-neige

 

Un doux vent caresse

les pétales du cerisier

pluie de confettis

 

Les feuilles pourprées

gouttent sous le sycomore

une fourmi ivre

 

Clapotis de vagues

Le pin solitaire bâille -

Une crème glacée

 

Ginkgo biloba

en exil pleure ses ors

kimono perdu

 

Au bouleau déjà

les premières feuilles s’éteignent

tumulte du  vent

 

Graines de vent Haïku en voyage été 2015 :

 

Papeete en fleurs ~

l’odeur rance du coprah

plane sur le quai

 

Au pied du banian

dorment deux tortues géantes

le bruit des moustiques

 

Des vagues assassines

sur les rochers pétrifiés -

un crabe se sauve

 

Vallée Papenoo

les chaumes des bambous verts

chantent sous la brise

 

 

 

Lettre au Père Noël
l'enfant demande une maman 
【美音訳】
サンタクロースへの手紙
子供はママを欲しがる

 

Lettre au Père Noël
l’enfant demande une maman

Joëlle Ginoux-Duvivier

Ce haïku très touchant présente 2 lignes autonomes au niveau de la syntaxe, mais qui se réfèrent toutes les deux à l’écriture d’une même lettre, annulant la distance au niveau du sens. Cependant, en utilisant l’effet de l’inattendu, notre hajin réussit avec habileté à créer une résonance terriblement profonde. Je veux une maman ... en 9 mots seulement ! un coup de maître !

Nadine Léon

 

 

Coucou du haïku (deuxième quinzaine de décembre 2017 - Thème : cadeaux)

 

Joëlle Ginoux-Duvivier

 

lettre au Père Noël
pour seul cadeau il demande 
une maman

Mon coup de cœur ! Le frisson de la lecture. Une chute qui appelle simplement à l'amour et à la présence d'une mère. L'auteure ne suggère rien, elle décrit un fait laissant au lecteur le choix de l'histoire à son imaginaire. Tout est dans la brièveté, l'efficacité. En ligne 1 la lettre au père Noël exprime bien le kigo et aucune personnification de l'instant dans le texte. L'esprit haïku est entier.

Na Eja

 

 

septembre 2017 - finaliste

   

Collectif

 

le cinqku  : on attribue à Denis Garrison, la paternité de cette forme poétique à mi-chemin entre le haïku et la tanka.

On le compose facilement en suivant ces consignes :
– En 17 syllabes comme un haïku,
– Sur 5 lignes comme un tanka,
– Selon ce rythme 2-3-4-6-2 ou 2-6-4-3-2 syllabes,
– La césure est indispensable et peut être placée entre n’importe quelles lignes,
– L’effet de surprise ou l’invitation à la réflexion sont suggérés

 

     onze heures

     en terrasse

     dans ma bolée

     le soleil de juillet

     pétille

Collectif de haïku

 

Centre gériatrique

dans le couloir une aïeule

berce sa poupée

 

Dînette nocturne

des nuages mangent la Lune

derrière les cimes

 

Noces au village

la rivière accueille la pluie

 

Musique en fête

dans le jardin le vieux merle

joue la sérénade

 

 

 

 

 

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